Accompagner les éco-activités

Programme 18 Jan 2014

La protection de l’environnement, de l’eau, la gestion des déchets, la réparation et la rénovation sont autant d’activités et de nouveaux services créateurs d’emplois. À l’échelle de l’agglomération rennaise, 700 entreprises, employant plus de 4 600 salarié-es sont désormais considérées comme éco-entreprises. Un mouve- ment que nous devons soutenir et développer.

NOS OBJECTIFS

  • Nous triplerons le nombre d’emplois dans les éco-entreprises. Ce sont ainsi près de 14 000 personnes qui travailleront dans les éco-activités en 2020, soit 2 000 nouveaux emplois chaque année (croissance de 20 % par an contre 12 % actuellement).

NOS ENGAGEMENTS

  • Créer un Eco-pôle. À l’image de l’association Rennes Atalante, fondée en 1984 dont le but était l’installation des entreprises de nouvelles technologies, trente ans plus tard, l’Eco-pôle aura vocation à favoriser le développement et l’implantation des éco-activités. Et particulièrement de l’Économie Sociale et Solidaire. Il s’intégrera dans une logique de coopération économique territoriale axée sur une synergie Recherche – Formation – Entreprises. Établissement public, il mettra en mouvement l’ensemble des acteurs du territoire (universités, centre de recherche et de formation, cluster Eco- origin…). L’Éco-pôle sera principalement dédié aux filières d’avenir telles que :
  • La performance énergétique et l’éco-construction :

    • Réhabilitation de 5 000 logements chaque année sur Rennes Métropole. Ce qui permettra de créer plus de 2 000 emplois non délocalisables au sein des entreprises artisanales de l’agglomération rennaise ;

    • nouveaux modes de transports et de mobilité: véhicule faiblement émetteur de CO2, voiture partagée, co-voiturage, vélo, train, tramway… les déplacements prennent désormais des formes multiples. Le modèle du « tout voiture » est terminé ! Avec l’usine de PSA la Janais et les nombreuses entreprises intervenant dans le domaine des technologies de l’information, Rennes Métropole dispose d’atouts pour développer les transports écologiques de demain ;

    • production d’énergie renouvelable: éolien, solaire, co-génération bois, méthanisation… de nombreuses technologies en énergies renouvelables sont désormais arrivées à maturité, d’autres restent encore à inventer et constituent un potentiel d’emplois important pour notre agglomération ;

    • Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC): Rennes Métropole accueille plus de 200 entreprises qui emploient près de 15 000 salarié-es dans le secteur des NTIC. Plusieurs y ont établi leurs centres de recherche et développement et interviennent dans des secteurs aussi variés que les télécommunications, l’informatique, l’électronique, l’image et les multimédias. Nous voulons nous appuyer sur ce tissu d’entreprises pour inventer l’économie de demain, pour porter les innovations sociales et environnementales dont nous avons besoin ;

    • Evolution de l’agriculture et de l’industrie agro alimentaire (IAA) : dans ce domaine l’Ecopôle participera aux actions de recherche, sera membre de réseaux (associations, INRA, producteurs). L’axe d’action portera sur la refonte de cette filière bien au-delà de ce qui figure dans le Pacte d’Avenir de décembre 2013.

  • Services à la personne (service à domicile, aide aux familles ou assistance aux personnes âgées ou handicapées) : ils sont le garant de politiques de solidarité efficaces. Nous accompagnerons le développement de ces services par des subventions aux structures associatives labellisées (garanties de salaires et de formation). Dans ce domaine l’apport des NTIC sera à terme essentiel.
  • L’agriculture: elle peut être un vivier d’emplois. Les 1300 exploitations du Pays de Rennes génèrent actuellement 2 800 emplois. Mais la tendance est à la baisse. En effet, les politiques agricoles successives ont favorisé des exploitations toujours plus grandes, moins créatrices d’emplois, toujours plus polluantes et tournées vers les marchés internationaux. Résultat : la Bretagne est la région de France dont l’eau est la plus polluée. Les fluctuations des marchés mondiaux ont d’autre part rendu les agriculteurs plus vulnérables et ce sont un tiers des exploitations bretonnes qui ont disparu ces dix dernières années, soit plus de 30 000 emplois.

    • Nous voulons un modèle agricole tourné vers le marché local et les productions de qualité (telles celle issus de l’agriculture biologique) plus rémunératrices pour les producteurs ;

    • nous voulons un Programme local de l’Agriculture qui favorise les petites exploitations qui approvisionnent le territoire métropolitain, qui facilite l’installation des jeunes agriculteurs et agricultrices, qui appuie le développement d’une agriculture paysanne, de proximité et écologique.

    • En favorisant une autre agriculture, nous pouvons recréer 2 000 emplois à l’échelle du Pays de Rennes d’ici 2020. En ce sens nous ferons en sorte dans notre action au sein de Rennes Métropole de limiter l’expansion urbaine et de favoriser en périphérie de cette métropole une agriculture vivrière de qualité. Le regroupement des producteurs et productrices, par exemple, leur permettra de répondre plus aisément à nos marchés publics.

  • Au-delà des nouvelles filières liées aux éco-activités, « l’économie verte » doit désormais toucher l’ensemble des Petites et Moyennes Entreprises. Ainsi, l’Eco-pôle aura vocation à accompagner toutes les entreprises de l’agglomération vers des pratiques plus responsables au plan social et environnemental. Les nouvelles entreprises de l’Eco-pôle s’implanteront sur les zones d’activité déjà existantes pour provoquer un effet d’entraînement. Nous agirons pour que chaque zone d’activités de la métropole accueille 10 % d’entreprises intervenant dans les éco-activités en 2020.

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