Enfance et éducation

Programme 18 Jan 2014

L’éducation est la garantie d’une société harmonieuse et solidaire. Sa finalité doit toujours être l’émancipation des citoyens et des citoyennes. À Rennes, comme ailleurs, l’école a été mise à mal et déconsidérée. À la coopération, on a préféré la compétition. À la solidarité, on a préféré le culte de la performance. Enfants, enseignants et parents sont malmenés. Nous souhaitons porter des projets éducatifs innovants. Mais l’éducation ne s’arrête pas aux portes de l’école, on l’a vu lors du débat sur les nouveaux rythmes scolaires. À Rennes, leur mise en place en 2013 a été ratée. Nous voulons qu’en 2014, leur mise en œuvre se fasse dans l’intérêt des enfants, en concertation avec les parents et en s’appuyant sur les structures d’éducation populaire.

NOS OBJECTIFS

  • Garantir l’accueil et le droit à l’éveil de la petite enfance.
  • Construire un projet éducatif de territoire pour une éducation partagée entre tous les acteurs : parents, enseignants et enseignantes, associations…
  • Améliorer la qualité de l’environnement éducatif. R Penser la place de l’enfant en ville.

NOS ENGAGEMENTS

  • Pour la petite enfance.

    • Ouvrir de nouvelles places de crèches en priorité dans les quartiers les plus défavorisés. Nous privilégierons des modes d’accueil divers pour donner le choix aux parents. Nous privilégierons les opérateurs publics et associatifs à but non-lucratif ;

    • rendre transparentes les procédures d’attribution de places en crèches ;

    • développer les « classes passerelles » en particulier dans les quartiers où les familles sont les plus fragiles, pour faciliter le passage des enfants entre la crèche et l’école maternelle ; – participer à la mise en place d’une crèche en langue bretonne, demandée par des parents d’élèves.

  • Pour l’école.

    • Revoir la mise en place des nouveaux rythmes scolaires en co-construction avec les familles, les associations, les enseignants et les enseignantes, les réseaux d’éducation populaire dans chaque quartier ;

    • défendre la possibilité d’une scolarisation dès l’âge de deux ans ;

    • mettre en place un projet éducatif de territoire (PEDT) afin de concevoir la semaine scolaire de manière cohérente et souple en fonction de ses possibilités, des exigences pédagogiques et éducatives et du rythme de vie des enfants, et pour l’accès à des activités culturelles, sportives pour toutes et tous ;

    • créer des « espaces parents » dans les écoles où ils n’existent pas encore et mieux former et informer les parents quant au fonctionnement de l’école ;

    • développer des activités périscolaires de qualité (pratiques sportives, artistiques, découverte de son environnement et de la nature en ville, langues…) : un appel à projet sera lancé auprès des associations et maisons de quartier afin de leur permettre de proposer des activités périscolaires. Celles- ci seront alors subventionnées et les encadrants et les encadrantes pourront bénéficier de formations ;

    • favoriser les pédagogies qui développent les pratiques coopératives et l’entraide, plutôt que la compétition entre les enfants ;

    • ouvrir l’école sur la ville. Organiser des ateliers de découverte qui sont l’occasion d’explorer la ville et ses acteurs, que ce soit des lieux emblématiques (musée, jardins, cité judiciaire…) ou des savoirs populaires comme la cuisine, l’agriculture urbaine, le cinéma ;

    • développer les liens intergénérationnels. En proposant des activités complémentaires qui associeront les parents, des citoyens et des citoyennes (ex.: retraité-es ou autres bénévoles), et des associations qui n’ont pas ici un rôle de prestataires mais d’acteurs de l’éducation. L’implication des habitants et des habitantes est un levier d’action incontournable. Si la présence de professionnel-les est un facteur décisif de la qualité des actions éducatives, on peut également s’appuyer sur des citoyens et des citoyennes engagés, pour une plus-value sociale ;

    • développer les liens interculturels. En permettant par exemple aux parents qui le souhaitent de faire découvrir aux enfants leur culture (à travers la cuisine, la danse, la musique…) ou leur métier ;

    • développer les actions en faveur de la lecture en partenariat avec les bibliothèques de quartier. Le réseau des bibliothèques de quartier doit être maintenu ;

    • proposer des animations « hors les murs » afin d’aller chercher les enfants non-inscrits dans les centres de loisir, dans divers quartiers de la ville ;

    • promouvoir le bilinguisme français-breton à l’école. En proposant notamment des formations en langue bretonne aux ATSEM qui souhaitent travailler dans des classes bilingues. En participant à la création d’un troisième site public en enseignement bilingue, en favorisant le développement d’une annexe à l’école Diwan (locaux et aide au fonctionnement) et en faisant la promotion de cet enseignement ;

    • veiller à l’inscription de tous les enfants à l’école et à la cantine qu’ils aient ou non des papiers (pour les enfants de familles migrantes).

  • Pour améliorer la qualité de l’environnement éducatif.

    • Réduire d’au moins 20 % les consommations énergétiques des bâtiments scolaires et des crèches en rénovant les bâtiments (écoles, crèches, gymnases) les plus énergivores. Une signalétique simple et claire sera mise en place dans les locaux au niveau des sanitaires, des interrupteurs, des portes et fenêtres afin d’expliquer les bons gestes pour réduire les consommations d’eau et d’énergie. Des référents ou référentes Agenda 21 seront nommés et formés dans chaque bâtiment municipal afin de sensibiliser les usagers et les usagères aux économies d’eau, d’énergie et au tri des déchets, de s’assurer du bon fonctionnement des équipements (chauffage et eau chaude sanitaire) en fonction du taux d’occupation des locaux ou encore de suivre les consommations d’eau et d’énergie de chaque bâtiment. Des productions d’énergie renouvelables (par exemple, panneaux solaires pour l’eau chaude sanitaire) seront installées sur les écoles ;

    • employer des matériaux sains (éco-matériaux), locaux et émettant peu de composés organiques volatiles (COV) pour préserver la santé des enfants et des usagers et usagères ;

    • employer des produits sains et n’utiliser que des produits éco-labélisés pour l’entretien des locaux et l’hygiène des enfants ;

    • réduire le niveau d’exposition aux ondes électromagnétiques. Les connexions filaires seront privilégiées par rapport au Wifi dans les bâtiments municipaux accueillant des enfants. Refuser toute antenne relais à proximité des bâtiments municipaux accueillant des enfants ;

    • proposer au moins 20 % d’agriculture biologique dans les repas des cantines sans augmentation du prix. L’objectif est de tendre à terme sur une alimentation 100 % biologique et/ou locale et de saison.

  • Pour améliorer la place de l’enfant dans la ville.

    • Penser les loisirs de l’enfance dans les aménagements urbains. Apaiser la ville en élargissant les plateaux piétonniers, les zones de rencontre et les zones 30, en favorisant la végétalisation des espaces. Favoriser les déplacements sécurisés des enfants en vélo dans la ville ;

    • créer des Conseils de quartier des enfants pour une éducation à la citoyenneté et pour une prise en compte de leurs intérêts dans les politiques publiques ;

    • tenir compte de la reproduction des « stéréotypes de genre » dans l’éducation et les activités périscolaires, pour une éducation qui favorise l’égalité entre filles et garçons.

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