Un budget pour changer la ville

Programme 18 jan 2014

Les politiques d’austérité des gouvernements successifs ont eu pour conséquence une baisse des dotations de l’État. À Rennes, entre 2008 et 2013, la ville aura perdu 8 millions d’euros de recettes, soit l’équivalent de 6,5 points de fiscalité sur les ménages. Cette politique n’est pas acceptable. En période de crise, elle empêche la mobilisation locale en faveur d’une transition écologique et sociale des territoires. Il est nécessaire de mettre fin à la rigueur.

Malgré ce contexte de restrictions, la situation budgétaire de la Ville de Rennes est saine. L’endettement est faible, les capacités d’autofinancement sont bonnes et notre ville dispose donc de possibilités d’investissements importantes. C’est une bonne nouvelle, car elle en a grandement besoin pour apporter des réponses à tous ceux et celles – habitants et habitantes, associations, entreprises – qui souffrent de difficultés toujours plus grandes.

Pour donner un nouveau souffle à Rennes, il nous faut utiliser au mieux les ressources, les répartir justement, les investir utilement. Il faut donc réorienter certains investissements. Nous ne voulons plus de grands projets coûteux, peu utiles aux Rennais et aux Rennaises, établis sans concertation et dont le Couvent des Jacobins est l’une des illustrations. Il est aussi possible d’utiliser autrement une partie du budget consacré au développement économique, à la voirie, à la création de zones d’activités. De la même façon, nous pouvons faire en sorte que l’ensemble des marchés publics intègrent des clauses environnementales et sociales et qu’ils bénéficient prioritairement aux entreprises du territoire (78 millions d’euros de marchés publics pour la ville de Rennes en 2011).

La réalisation d’économies pour dégager de nouveaux moyens est aussi possible. En réduisant les dépenses de communication, d’énergie ou encore les indemnités des élu-es, nous pouvons obtenir de nouvelles ressources. Nous avons aussi pour principe de ne pas faire porter sur les générations futures les choix d’aujourd’hui. L’endettement à Rennes doit être maîtrisé. Pour autant, il s’avère nécessaire et nous avons dans ce cadre la volonté de sortir la finance internationale de la vie municipale.

Enfin, pour plus de démocratie locale, nous voulons doter les Conseils de quartier de budgets propres, et d’une liberté de décision sur, par exemple, des projets d’aménagement, d’animation locale ou d’activités culturelles. De la même façon, des politiques essentielles pour la vie de notre ville, en matière de transports, de logement, de développement économique, de grandes infrastructures (par exemple, Couvent des Jacobins, EuroRennes, etc.), sont décidées par la Communauté d’Agglomération de Rennes Métropole. Ainsi, nous nous engageons à présenter le budget de la Ville de Rennes et de l’Agglomération côte à côte à chaque débat budgétaire.

Nous voulons que l’ensemble des politiques menées par notre Ville aillent dans le sens de plus de démocratie, de progrès social et d’écologie. L’ensemble du budget municipal doit être utilisé à ces fins, avec le souci constant d’une gestion juste et équilibrée. Dans un premier temps nous estimons que ce sont 90 millions d’euros dans le budget de la Ville de Rennes et 40 millions d’euros dans le budget de Rennes Métropole qui peuvent être économisés ou réorientés rapidement au profit de politiques sociales et écologiques.

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Prendre en compte les risques environnementaux et individuels →