Urbanisme : agir pour améliorer le cadre de vie

Programme 18 Jan 2014

À Rennes, l’urbanisation, mal maîtrisée, grignote la campagne, détruit les paysages, accapare l’espace aux détriments des terres agricoles et naturelles. Plus de routes et de lotissements, c’est moins de nature en ville. On assiste ainsi à la dégradation du cadre de vie. L’urbanisation trop minérale de Rennes doit cesser pour redonner toute sa place à la nature en ville, aux espaces de rencontres et d’échanges qui font le bien vivre ensemble.

NOS OBJECTIFS

  • Pour que la ville laisse leur place aux habitants et aux habitantes, nous voulons construire l’habitat avec les Rennais et les Rennaises. Il s’agit en effet de systématiser les démarches de participation dans la conception des aménagements urbains. Mais aussi de favoriser l’habitat participatif en inscrivant un objectif de 10 % des nouvelles constructions en Habitat Groupé.
  • La biodiversité et les services rendus par la nature doivent être pleinement pris en compte dans les projets d’aménagement. Il est essentiel d’assurer la cohérence écologique entre les territoires, par la définition de Trames Vertes et Bleues qui permettront la mise en place d’un réseau maillé d’espaces verts, du centre-ville vers les territoires périurbains.
  • Plutôt que quelques grands projets coûteux établis sans concertation et peu utiles aux Rennais et aux Rennaises (Couvent des Jacobins, EuroRennes,…), nous voulons privilégier les équipements dans les quartiers construits par et pour les habitants et les habitantes.
  • Chaque nouveau bâtiment doit s’intégrer à l’existant. La nature des constructions doit être le résultat d’un choix responsable. Ainsi, l’architecture vernaculaire s’avère plus économe en énergie et en émission de CO2, et beaucoup plus riche en emplois qualifiés. Il faut également favoriser les matériaux locaux (granit, schiste des bords de Vilaine, etc.) ou les constructions en terre qui ont fait leurs preuves et l’identité de notre région.
  • La préemption de la ville de Rennes doit être systématique sur les terrains libérés par la désertification industrielle (par exemple, Plaisance ou Armorique) ou le départ des quartiers militaires (par exemple, la Courrouze) afin de maîtriser l’urbanisation de notre ville. Les zones industrielles et commerciales offrent aussi des potentiels de densification. De nouvelles entreprises peuvent s’y implanter, évitant ainsi la construction de nouvelles zones d’activités en dehors de Rennes. Cela permet enfin une optimisation des transports.

NOS ENGAGEMENTS

  • Une ville à taille humaine. Plus d’habitants et d’habitantes dans un même espace nécessite de densifier l’habitat. Mais il est essentiel que cette densification soit construite avec les habitants et les habitantes pour ne pas qu’elle soit subie.

    • Nous voulons favoriser la ville haussmannienne, construite sur 5 à 7 étages, qui offre les meilleures densités et les meilleures performances en matière de consommation d’énergie ;

    • nous ne permettrons pas la construction des Immeubles de Grandes Hauteur (IGH). Les annonces concernant des « tours signal », présentées comme les nouveaux clochers de notre ville, ne peuvent constituer un but en soi, elles doivent d’abord répondre à de réels besoins.

  • Mettre la nature en ville.

    • Nous voulons faire toute sa place à la nature sur les berges de la Vilaine de Cesson-Sévigné à Saint-Jacques-de-la-Lande (est-ouest) et faire de même pour les berges de l’Ille jusqu’aux prairies Saint-Martin (nord-sud) ;

    • nous voulons créer de nouveaux parcs et jardins et pour cela nous prévoirons un minimum de 20 % de surface consacrée aux jardins dans tous les nouveaux projets urbains, et associer les habitants et les habitantes à leur création ;

    • à l’échelle de l’habitat, le Plan Local d’Urbanisme prévoira un coefficient d’occupation végétale (ratio minimum de végétalisation pour chaque nouvelle construction) qui favorisera également l’aménagement de toitures, terrasses et murs végétalisés ;

    • un diagnostic de l’existant naturel avant l’urbanisation sera rendu obligatoire afin que chaque opération d’aménagement respecte enfin les espaces naturels existants ;

    • l’intégration systématique d’éco-matériaux (bois, terre, paille, lin, etc.) dans les nouvelles constructions et réhabilitation est aussi un outil essentiel de végétalisation du bâti.

  • Préserver le patrimoine rennais.

    • Lorsque cela est possible, préférons la rénovation plutôt que la démolition- reconstruction : pour le même budget les chantiers de réhabilitation génèrent six fois plus d’emplois que la construction d’immeubles neufs ;

    • nous voulons un développement épargnant les éléments patrimoniaux qui font l’identité de Rennes : en nous appuyant sur les Conseils de quartier et les associations, nous effectuerons un état des lieux du patrimoine rennais qui viendra se superposer au Plan Local d’Urbanisme ;

    • notre préserverons aussi le patrimoine naturel de Rennes (comme, par exemple, les prairies Saint-Martin) mais aussi certains alignements d’arbres, les parcs, etc.

  • Maîtriser l’urbanisme.

    • Pour préserver les terres agricoles et naturelles, la densité sera un souci constant des politiques urbaines et se traduira par une optimisation du coefficient d’occupation des sols.

    • L’outil que sont les Zones d’Aménagement Concerté doit être privilégié. Nous intégrerons dans les cahiers des charges des ZAC des critères sociaux et environnementaux ambitieux qui s’imposeront aux promoteurs. Ils permettront de garantir l’application à Rennes des objectifs de 25 % de logements sociaux et 25 % de logements aidés adoptés par le Plan Local d’Habitat de Rennes métropole. Ils permettront aussi, par exemple, de systématiser l’utilisation des éco-matériaux, le coefficient d’occupation végétale, les performances énergiques qui iront au-delà des normes actuelles pourront ainsi être systématisées.

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